En musique, la première grenobloise des Kitschissimes
Festival de la Cour du Vieux Temple 2026 - Grenoble
(épisode 2)
Ce sera une première pour eux aussi : venus de la Drôme voisine, les Kitschissimes n'ont encore jamais joué à Grenoble. Leur promesse ? Celle d'une petite heure sympa, le 24 août prochain à 19h, un set imaginé autour de quelques tubes francophones des années 80, revus en mode jazzy ou swing. "J'ai un jour découvert Postmodern Jukebox, un groupe américain spécialisé dans ce genre de reprises, raconte Émilie Llamas, à l'origine du projet. Et j'ai fait du chant jazz, aussi. Avec le français pour langue maternelle, je me suis dit : pourquoi ne pas tenter la même chose avec des chansons françaises ?". Le choix s'est alors vite porté sur celles des eighties. La décennie de l'enfance (et du début de l'adolescence) pour Émilie.
Avec ses deux complices - et amis - musiciens, Ivan Gorlier à la guitare et Cédric Meunier au saxophone, la chanteuse défend l'idée qu'une bonne chanson, c'est à la fois de la musique et du texte. "J'ai bien l'impression, un peu fausse peut-être, qu'à l'époque, on était matraqué par des choses qu'on entendait en boucle à la radio. Les mélodies et les rythmes pouvaient nous rester en tête, mais on faisait un peu moins attention aux paroles. C'est d'ailleurs ce qui ressort après nos concerts ! Souvent, les gens nous disent qu'ils ont reconnu, mais qu'ils n'avaient pas fait attention aux textes. On les redécouvre un peu". Pas question, en tout cas, de se moquer des premiers interprètes. Ni de trop changer la mélodie ou les paroles, justement. Émilie, Ivan et Cédric s'autorisent tout juste à y introduire parfois des thèmes jazz, pour le simple plaisir du partage. "L'idée, c'est aussi de ne pas se prendre au sérieux". Dans d'autres contextes, Émilie écrit aussi ses propres textes. Avec joie.
Par ailleurs, "on ne s'interdit rien, on n'a pas de tabou et on essaye en fait d'assumer, tout en se faisant plaisir. Avec la langue française, on ne peut rien trafiquer et pas se cacher. Personnellement, je suis très sensible à la poésie, aussi". Ce que le public grenoblois entendra, pas de secret : ce sont bel et bien des chansons que leur nouvel interprète apprécie particulièrement. Elles viennent d'artistes emblématiques d'une décennie, tels que Desireless, Philippe Lafontaine ou Bibie, par exemple. Dans l'élan et au détour d'un accord, on réentendra aussi Partenaire particulier, Stéphanie de Monaco ou Roch Voisine. Émilie confie qu'elle a par ailleurs un faible pour Dalida et Alain Souchon. "Bon... leurs chansons ne sont assurément pas kitsch, mais j'aime vraiment les chanter", dit-elle, en belle amoureuse des langues. Elle parle anglais, italien... et chanterait encore dans d'autres langues, si c'était possible. Une passion qu'elle essaye, bien évidemment, de transmettre sur scène.
Bonne connaisseuse de l'histoire de certains morceaux cultes, elle espère profiter du Festival pour partager au maximum avec le public. Jouer en plein air l'impressionne un peu, mais lui fait surtout très plaisir. L'idée qu'elle s'est faite du concert à venir est celle d'un moment intimiste, au plus près des spectateurs venus écouter et rencontrer les Kitschissimes. "L'endroit où nous allons jouer a l'air très chouette. J'ignore si ce sera possible, mais j'aime me promener au milieu des gens". Une sensibilité à ce qu'elle appelle joliment "la magie du moment". Elle la recherche aussi lors de temps musicaux improvisés dans des églises où, spontanément et quand l'occasion se présente, elle propose de jouer avec un ami clarinettiste - ce qu'elle a fait (au moins) deux fois à Grenoble, à la basilique du Sacré-Cœur et à la collégiale Saint-André. Pas de chant, alors : cette vraie passionnée de musique joue également de la flute traversière. On ose rêver de l'entendre !
Avec les Kitschisimes, Émilie retrouve un peu l'adolescente qu'elle était, pour des temps partagés, tendrement régressifs. Aucun doute à avoir : c'est une artiste souriante et accomplie qui viendra rencontrer le public de la cour du Vieux Temple. Une artiste qui a des étoiles dans les yeux quand elle parle d'Anne Sylvestre, avec qui elle a fait un jour un stage d'écriture. Une artiste bien entourée, aussi, qui a découvert l'existence du Festival isérois lors d'un moment passé au Minimistan. Avant de se dire que sa formation pouvait y tenter sa chance. L'occasion aussi de se déconnecter un peu des réseaux numériques qu'elle fréquente, comme tout le monde, et tout naturellement pour y faire de la promotion pour son groupe. Reste un credo important pour celle qui vient ponctuellement partager des moments précieux auprès de personnes hospitalisées : "Quel que soit ce que l'on peut être dans la vie, dès lors qu'on se retrouve entre humains, des barrières sautent".
Les Kitschissimes
À Grenoble, cour du Minimistan lundi 24 août, à 19h,
Et un peu plus tard... à Davézieux (Ardèche) vendredi 28 août.
Sur Internet : leur page Facebook / leur compte Instagram / Youtube.
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Festival de la Cour du Vieux Temple
Édition 2026 - Grenoble, du 22 au 29 août
Minimistan : Cour Marcel-Reymond, rue des Minimes
Auditorium Olivier-Messiaen : 1, rue du Vieux Temple
Programme complet : sur le site du Festival et sur sa page Calaméo.
+ une autre interview liée au Festival : Emmanuèle Amiell, sa directrice artistique.
(épisode 2)
Ce sera une première pour eux aussi : venus de la Drôme voisine, les Kitschissimes n'ont encore jamais joué à Grenoble. Leur promesse ? Celle d'une petite heure sympa, le 24 août prochain à 19h, un set imaginé autour de quelques tubes francophones des années 80, revus en mode jazzy ou swing. "J'ai un jour découvert Postmodern Jukebox, un groupe américain spécialisé dans ce genre de reprises, raconte Émilie Llamas, à l'origine du projet. Et j'ai fait du chant jazz, aussi. Avec le français pour langue maternelle, je me suis dit : pourquoi ne pas tenter la même chose avec des chansons françaises ?". Le choix s'est alors vite porté sur celles des eighties. La décennie de l'enfance (et du début de l'adolescence) pour Émilie.
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| Les Kitschissimes ? Une formation simple : chant, guitare, saxophone. (c) Photo : Oeil de Dan |
Avec ses deux complices - et amis - musiciens, Ivan Gorlier à la guitare et Cédric Meunier au saxophone, la chanteuse défend l'idée qu'une bonne chanson, c'est à la fois de la musique et du texte. "J'ai bien l'impression, un peu fausse peut-être, qu'à l'époque, on était matraqué par des choses qu'on entendait en boucle à la radio. Les mélodies et les rythmes pouvaient nous rester en tête, mais on faisait un peu moins attention aux paroles. C'est d'ailleurs ce qui ressort après nos concerts ! Souvent, les gens nous disent qu'ils ont reconnu, mais qu'ils n'avaient pas fait attention aux textes. On les redécouvre un peu". Pas question, en tout cas, de se moquer des premiers interprètes. Ni de trop changer la mélodie ou les paroles, justement. Émilie, Ivan et Cédric s'autorisent tout juste à y introduire parfois des thèmes jazz, pour le simple plaisir du partage. "L'idée, c'est aussi de ne pas se prendre au sérieux". Dans d'autres contextes, Émilie écrit aussi ses propres textes. Avec joie.
Par ailleurs, "on ne s'interdit rien, on n'a pas de tabou et on essaye en fait d'assumer, tout en se faisant plaisir. Avec la langue française, on ne peut rien trafiquer et pas se cacher. Personnellement, je suis très sensible à la poésie, aussi". Ce que le public grenoblois entendra, pas de secret : ce sont bel et bien des chansons que leur nouvel interprète apprécie particulièrement. Elles viennent d'artistes emblématiques d'une décennie, tels que Desireless, Philippe Lafontaine ou Bibie, par exemple. Dans l'élan et au détour d'un accord, on réentendra aussi Partenaire particulier, Stéphanie de Monaco ou Roch Voisine. Émilie confie qu'elle a par ailleurs un faible pour Dalida et Alain Souchon. "Bon... leurs chansons ne sont assurément pas kitsch, mais j'aime vraiment les chanter", dit-elle, en belle amoureuse des langues. Elle parle anglais, italien... et chanterait encore dans d'autres langues, si c'était possible. Une passion qu'elle essaye, bien évidemment, de transmettre sur scène.
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| Les Kitschissimes aiment surprendre et assument gentiment un côté joyeusement décalé. (c) Photo : Oeil de Dan |
Bonne connaisseuse de l'histoire de certains morceaux cultes, elle espère profiter du Festival pour partager au maximum avec le public. Jouer en plein air l'impressionne un peu, mais lui fait surtout très plaisir. L'idée qu'elle s'est faite du concert à venir est celle d'un moment intimiste, au plus près des spectateurs venus écouter et rencontrer les Kitschissimes. "L'endroit où nous allons jouer a l'air très chouette. J'ignore si ce sera possible, mais j'aime me promener au milieu des gens". Une sensibilité à ce qu'elle appelle joliment "la magie du moment". Elle la recherche aussi lors de temps musicaux improvisés dans des églises où, spontanément et quand l'occasion se présente, elle propose de jouer avec un ami clarinettiste - ce qu'elle a fait (au moins) deux fois à Grenoble, à la basilique du Sacré-Cœur et à la collégiale Saint-André. Pas de chant, alors : cette vraie passionnée de musique joue également de la flute traversière. On ose rêver de l'entendre !
Avec les Kitschisimes, Émilie retrouve un peu l'adolescente qu'elle était, pour des temps partagés, tendrement régressifs. Aucun doute à avoir : c'est une artiste souriante et accomplie qui viendra rencontrer le public de la cour du Vieux Temple. Une artiste qui a des étoiles dans les yeux quand elle parle d'Anne Sylvestre, avec qui elle a fait un jour un stage d'écriture. Une artiste bien entourée, aussi, qui a découvert l'existence du Festival isérois lors d'un moment passé au Minimistan. Avant de se dire que sa formation pouvait y tenter sa chance. L'occasion aussi de se déconnecter un peu des réseaux numériques qu'elle fréquente, comme tout le monde, et tout naturellement pour y faire de la promotion pour son groupe. Reste un credo important pour celle qui vient ponctuellement partager des moments précieux auprès de personnes hospitalisées : "Quel que soit ce que l'on peut être dans la vie, dès lors qu'on se retrouve entre humains, des barrières sautent".
Les Kitschissimes
À Grenoble, cour du Minimistan lundi 24 août, à 19h,
Et un peu plus tard... à Davézieux (Ardèche) vendredi 28 août.
Sur Internet : leur page Facebook / leur compte Instagram / Youtube.
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Festival de la Cour du Vieux Temple
Édition 2026 - Grenoble, du 22 au 29 août
Minimistan : Cour Marcel-Reymond, rue des Minimes
Auditorium Olivier-Messiaen : 1, rue du Vieux Temple
Programme complet : sur le site du Festival et sur sa page Calaméo.
+ une autre interview liée au Festival : Emmanuèle Amiell, sa directrice artistique.


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