Lautof joue pour "abolir la distance" avec le public
Festival de la Cour du Vieux Temple 2026 - Grenoble
(épisode 8)
(épisode 8)
Il suffisait - presque - d'y penser ! Laurent Galasso (Lau) et Christophe Scalisi (Tof) ont tout juste raccourci leurs prénoms pour trouver le nom de leur groupe : Lautof. Ce duo grenoblois se produira en plein air au cours de la demi-heure joyeuse du Festival de la Cour du Vieux Temple, le 24 août prochain. Au programme, en fin d'après-midi : ses compositions originales, à la fois "réalistes, hispaniques, mélancoliques et théâtrales", à en croire le petit document de présentation spécialement rédigé pour l'occasion. On y lit aussi : "Deux voix, deux guitares, une présence sans artifice : nos chansons racontent des histoires, questionnent, émeuvent et invitent au partage". Avec l'envie commune de communier avec le public...
Que ce soit sur scène, chez l'habitant ou au détour d'une rue, Lautof se fait fort de s'adapter à chaque lieu. Sa démarche artistique se fonde sur l'échange, l'émotion et la proximité. Objectif : "Abolir la distance entre les artistes et leur auditoire". Appuyé sur un dispositif technique assez simple, le groupe écarte toute idée de spectacle figé et privilégie la rencontre humaine. Celle de Laurent et Christophe a eu lieu il y a déjà une vingtaine d'années (ou peut-être même... un peu plus). "Nous avions alors chacun nos propres groupes de musique, raconte Laurent. On se suivait sans jamais avoir travaillé ensemble et sans se voir quotidiennement. On s'est retrouvé il y a deux ans en arrière". Un moment-clé de leurs parcours respectifs. L'un et l'autre libres de tout engagement contractuel, les deux potes décident alors "de monter un truc" à deux. Leur espoir est logique : "Faire des concerts, à droite ou à gauche". D'emblée, ils tombent d'accord pour jouer en acoustique.
Laurent et Christophe aiment le rock. Le punk aussi. Question d'état d'esprit, et même si ce n'est pas forcément le style qu'ils défendront lors du Festival. Une certitude : ce sont bien leurs compositions qui constitueront l'essentiel de leur set. Avec des textes en français, en anglais et en espagnol. Leurs influences ? Elles sont sans doute à leur image, venues "d'horizons différents qui se sont bien mêlés", comme le suggère Christophe, laconique. "Une musique de proximité, conçue pour créer une interaction", complète Laurent. Avec peut-être aussi quelques messages à faire passer, mais sans forcer quiconque à y adhérer, toutefois : "On reste dans une dimension intimiste". Ce qui peut expliquer le choix de la musique acoustique : "On aurait pu ajouter des boucles en se disant qu'on est assez équipés, mais bon... ce n'est pas ce qu'on a travaillé pour ce concert. Et je pense que, si on avait choisi de jouer sur des guitares électriques, il nous aurait manqué quelque chose !".
On peut assurément faire confiance à ces deux véritables passionnés pour avoir pris la meilleure décision possible. Laurent n'en est certes pas à son coup d'essai : il a commencé la musique dans les années 90 et monté plusieurs projets depuis ses débuts. Il y a d'abord eu "Sisyphe, du rock alternatif, avec une grosse influence Pixies - Noir Désir". Il s'est tourné ensuite vers la world music avec Thé Menthe, puis la chanson française festive, avec Cape'H.telzar. Sa dernière idée consisterait à s'associer avec des accordéonistes - il va d'ailleurs partir en rencontrer un cet été, du côté de Nantes. Christophe, lui aussi, a "fait de la musique dans différentes structures", y compris au cirque et au théâtre. "J'ai un projet solo de rock progressif", ajoute-t-il. Il a d'ores et déjà enregistré une maquette et un CD deux titres. Et Lautof ne s'arrêtera pas après la date au Vieux Temple : le duo est attendu au Clos des Marronniers, à Saint-Martin-d'Hères, le 12 septembre. Avant cela, jouer dans la cour du Minimistan fait plaisir aux deux potes - et même si ce n'est qu'un concert "au chapeau". "Je ne sais pas encore comment cela va se passer exactement, mais quand je le fais tourner pour les copains, j'essaye toujours de théâtraliser un peu la chose", souligne Christophe. Son intention est toujours la même : se faire plaisir et créer du lien. Avec, en prime, la joie de croiser des visages familiers, dont celui d'Elsa Forêt, elle aussi présente sur la scène du Festival !
Que ce soit sur scène, chez l'habitant ou au détour d'une rue, Lautof se fait fort de s'adapter à chaque lieu. Sa démarche artistique se fonde sur l'échange, l'émotion et la proximité. Objectif : "Abolir la distance entre les artistes et leur auditoire". Appuyé sur un dispositif technique assez simple, le groupe écarte toute idée de spectacle figé et privilégie la rencontre humaine. Celle de Laurent et Christophe a eu lieu il y a déjà une vingtaine d'années (ou peut-être même... un peu plus). "Nous avions alors chacun nos propres groupes de musique, raconte Laurent. On se suivait sans jamais avoir travaillé ensemble et sans se voir quotidiennement. On s'est retrouvé il y a deux ans en arrière". Un moment-clé de leurs parcours respectifs. L'un et l'autre libres de tout engagement contractuel, les deux potes décident alors "de monter un truc" à deux. Leur espoir est logique : "Faire des concerts, à droite ou à gauche". D'emblée, ils tombent d'accord pour jouer en acoustique.
Laurent et Christophe aiment le rock. Le punk aussi. Question d'état d'esprit, et même si ce n'est pas forcément le style qu'ils défendront lors du Festival. Une certitude : ce sont bien leurs compositions qui constitueront l'essentiel de leur set. Avec des textes en français, en anglais et en espagnol. Leurs influences ? Elles sont sans doute à leur image, venues "d'horizons différents qui se sont bien mêlés", comme le suggère Christophe, laconique. "Une musique de proximité, conçue pour créer une interaction", complète Laurent. Avec peut-être aussi quelques messages à faire passer, mais sans forcer quiconque à y adhérer, toutefois : "On reste dans une dimension intimiste". Ce qui peut expliquer le choix de la musique acoustique : "On aurait pu ajouter des boucles en se disant qu'on est assez équipés, mais bon... ce n'est pas ce qu'on a travaillé pour ce concert. Et je pense que, si on avait choisi de jouer sur des guitares électriques, il nous aurait manqué quelque chose !".
Lautof
(Laurent Galasso et Christophe Scalisi)
À Grenoble, cour du Minimistan lundi 24 août, à 17h45.
Sur Internet : la page Facebook de Christophe / celle de Laurent / son projet "Le Gars à l'assaut".
(Laurent Galasso et Christophe Scalisi)
À Grenoble, cour du Minimistan lundi 24 août, à 17h45.
Sur Internet : la page Facebook de Christophe / celle de Laurent / son projet "Le Gars à l'assaut".
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Festival de la Cour du Vieux Temple
Édition 2026 - Grenoble, du 22 au 28 août
Minimistan : Cour Marcel-Reymond, rue des Minimes
Auditorium Olivier-Messiaen : 1, rue du Vieux Temple
Programme complet : sur le site du Festival et sur sa page Calaméo.
+ d'autres interviews liées au Festival :
1 - Emmanuèle Amiell, sa directrice artistique,
2 - Émilie Llamas, chanteur du groupe Les Kitschissimes.
3 - Florie, chanteuse et guitariste solo,
4 - Hélène Gratet, conceptrice et comédienne de Shakespeare in songs,
5 - Marion Bounaix, Valérie Scibetta et Gaëlle Sonnier, chanteuses de la chorale Timbawo,
6 - Lionel Damei, chanteur et comédien du spectacle Mon truc en plume d'auteur.e.s,
7 - Daniel Martin, Fernand Catry et Bastien Lombardo, du groupe AutOradiO.

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