Pasha Disco Club : un bon gros coup de boule... à facettes !
Festival de la Cour du Vieux Temple 2026 - Grenoble
(épisode 9)
(épisode 9)
Ce ne sera certes pas la première fois qu'ils quittent leur chère Salle Noire. N'empêche : la venue des Barbarins Fourchus au Minimistan le 22 août prochain pourrait bien être l'un des (très) grands moments festifs de ce (très) chaud été 2026. Plus motivé que jamais, le collectif grenoblois déboule avec son Pasha Disco Club, une création originale qui tourne déjà depuis onze ans et qui est à la fois un spectacle, un concert et un bal. Bonne nouvelle : cette représentation sera gratuite. Elle marquera l'ouverture du Festival de la Cour du Vieux Temple 2026, à l'initiative d'une soirée qui s'annonce mémorable !
Autant dire aussitôt qu'il serait fort dommage de laisser passer cette belle occasion de s'associer à la folie des Barbarins ! Avec l'espoir de rallier les derniers sceptiques, j'ai échangé quelques mots avec Jean Guillaud, le violoniste de la bande. Lui aussi anticipe un rendez-vous ultra-réjouissant et l'attend avec une réelle impatience. Un enthousiasme communicatif. "Le Pasha Disco Club est un spectacle scénographié et scénarisé, m'a-t-il rappelé. On a la volonté de raconter une histoire". Accrochez-vous ! L'idée est ici d'expliquer comment la musique disco-funk, partie d'Occident, a progressivement percé dans les pays de l'ex-bloc soviétique et su atteindre, depuis les années 70, un large public, jusqu'en Corée ou au Japon. Cela vous paraît dingue ? C'est normal (et c'est voulu) : il n'est bien entendu pas question ici d'être rigoureux sur le plan historique. Au contraire, le maître-mot est d'embarquer tout le monde dans un bon gros délire... et donc de s'a-mu-ser ! Une formule déjantée et diablement efficace qui, par ailleurs, réserve quelques surprises à ceux qui voudront bien entrer dans la danse. Ils reconnaîtront sans nul doute quelques tubes imparables, mais ne pourront peut-être pas les reprendre avec les artistes, ces derniers ayant décidé de les (ré)interpréter dans des langues "exotiques" comme le roumain, le turc, le russe ou d'autres idiomes asiatiques. Aucune inquiétude à avoir : encore une fois, tout est conçu pour le plaisir et le fun.
Jean précise même qu'à l'origine, ce que le Pasha Disco Club élucubre s'inspire d'une incroyable anecdote découverte dans un musée de Saint-Pétersbourg. L'établissement expose une relique et laisserait courir une rumeur assez scabreuse selon laquelle il s'agirait du sexe du fameux Raspoutine, illustre et nébuleux courtisan de Nicolas II, dernier tsar de Russie. La conservation de cet organe aurait officiellement permis à ce mystérieux personnage d'avoir des enfants post mortem. La suite, c'est Jean qui la raconte : "Aux Barbarins, on s'est dit qu'il pouvait encore avoir des descendants vivants, des enfants illégitimes chassés de leur pays ou évadés du goulag". Des rejetons qui, accompagnés d'autres improbables saltimbanques polyglottes, auraient importé - voire créé - la musique disco-funk dans leurs pays d'origine. On n'est pas obligé d'y croire ! Quoi qu'il en soit, les Barbarins Fourchus n'ont assurément pas imaginé tout cela pour délivrer un quelconque message politique, mais tout simplement pour composer un spectacle ambitieux. "C'est l'une de nos grosses formes, souligne Jean. Quand le collectif s'est lancé, en 1992, tous les artistes qu'il regroupait jouaient un seul et même spectacle. De petites formes sont progressivement apparues par la suite, ainsi qu'un premier bal, La Premiata Orchestra di Ballo, il y a presque 25 ans". Aujourd'hui, le Pasha Disco Club fait toujours recette et se produit régulièrement. Il sera bientôt de retour à la Salle Noire.
Né d'une volonté "de mélanger les disciplines du spectacle vivant, des arts plastiques et du cinéma", cette grande fête populaire - au meilleur sens du terme - associe des comédiens, circassiens et musiciens, chanteurs et instrumentistes. Techniciens mis à part, ils sont une bonne dizaine à le défendre sur scène. Détail qui n'en est pas un : la musique est jouée live, sans qu'il soit fait appel à la moindre machine. Guitares, basse, violon, clavier et batterie... il y largement de quoi faire. Jean tient également à souligner que le show repose sur une création de lumières et des costumes originaux, fabriqués avec les Ateliers de la Ville de Grenoble. "Nous sommes très rodés, désormais, mais on aime aussi la nouveauté, ajoute-t-il. Quand on a commencé, en 2015, on avait 40 morceaux et, à présent, on en a le double. En fait, le début et la fin du spectacle restent presque inchangés, mais on reprend environ une demi-heure de spectacle à chaque fois, pour mieux coller à l'actualité". L'effort est louable, d'autant que la représentation dure deux heures et demie (ou même trois). Celle du 22 août prochain sera pour les Barbarins une première au Minimistan. Le mieux est de ne pas trop savoir à l'avance pour mieux en profiter. Aucun bal ne se ressemble, de toute façon. C'est d'autant moins le cas qu'à chaque Pasha Disco Club, les artistes choisissent un homme et une femme dans le public pour en faire les vraies stars de la soirée ! Chut, je ne vous ai rien dit...
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| Bal, concert et spectacle, le Pasha Disco Club promet d'être un grand moment de l'été du Minimistan. (c) Photo : Photomavi |
Autant dire aussitôt qu'il serait fort dommage de laisser passer cette belle occasion de s'associer à la folie des Barbarins ! Avec l'espoir de rallier les derniers sceptiques, j'ai échangé quelques mots avec Jean Guillaud, le violoniste de la bande. Lui aussi anticipe un rendez-vous ultra-réjouissant et l'attend avec une réelle impatience. Un enthousiasme communicatif. "Le Pasha Disco Club est un spectacle scénographié et scénarisé, m'a-t-il rappelé. On a la volonté de raconter une histoire". Accrochez-vous ! L'idée est ici d'expliquer comment la musique disco-funk, partie d'Occident, a progressivement percé dans les pays de l'ex-bloc soviétique et su atteindre, depuis les années 70, un large public, jusqu'en Corée ou au Japon. Cela vous paraît dingue ? C'est normal (et c'est voulu) : il n'est bien entendu pas question ici d'être rigoureux sur le plan historique. Au contraire, le maître-mot est d'embarquer tout le monde dans un bon gros délire... et donc de s'a-mu-ser ! Une formule déjantée et diablement efficace qui, par ailleurs, réserve quelques surprises à ceux qui voudront bien entrer dans la danse. Ils reconnaîtront sans nul doute quelques tubes imparables, mais ne pourront peut-être pas les reprendre avec les artistes, ces derniers ayant décidé de les (ré)interpréter dans des langues "exotiques" comme le roumain, le turc, le russe ou d'autres idiomes asiatiques. Aucune inquiétude à avoir : encore une fois, tout est conçu pour le plaisir et le fun.
Jean précise même qu'à l'origine, ce que le Pasha Disco Club élucubre s'inspire d'une incroyable anecdote découverte dans un musée de Saint-Pétersbourg. L'établissement expose une relique et laisserait courir une rumeur assez scabreuse selon laquelle il s'agirait du sexe du fameux Raspoutine, illustre et nébuleux courtisan de Nicolas II, dernier tsar de Russie. La conservation de cet organe aurait officiellement permis à ce mystérieux personnage d'avoir des enfants post mortem. La suite, c'est Jean qui la raconte : "Aux Barbarins, on s'est dit qu'il pouvait encore avoir des descendants vivants, des enfants illégitimes chassés de leur pays ou évadés du goulag". Des rejetons qui, accompagnés d'autres improbables saltimbanques polyglottes, auraient importé - voire créé - la musique disco-funk dans leurs pays d'origine. On n'est pas obligé d'y croire ! Quoi qu'il en soit, les Barbarins Fourchus n'ont assurément pas imaginé tout cela pour délivrer un quelconque message politique, mais tout simplement pour composer un spectacle ambitieux. "C'est l'une de nos grosses formes, souligne Jean. Quand le collectif s'est lancé, en 1992, tous les artistes qu'il regroupait jouaient un seul et même spectacle. De petites formes sont progressivement apparues par la suite, ainsi qu'un premier bal, La Premiata Orchestra di Ballo, il y a presque 25 ans". Aujourd'hui, le Pasha Disco Club fait toujours recette et se produit régulièrement. Il sera bientôt de retour à la Salle Noire.
Né d'une volonté "de mélanger les disciplines du spectacle vivant, des arts plastiques et du cinéma", cette grande fête populaire - au meilleur sens du terme - associe des comédiens, circassiens et musiciens, chanteurs et instrumentistes. Techniciens mis à part, ils sont une bonne dizaine à le défendre sur scène. Détail qui n'en est pas un : la musique est jouée live, sans qu'il soit fait appel à la moindre machine. Guitares, basse, violon, clavier et batterie... il y largement de quoi faire. Jean tient également à souligner que le show repose sur une création de lumières et des costumes originaux, fabriqués avec les Ateliers de la Ville de Grenoble. "Nous sommes très rodés, désormais, mais on aime aussi la nouveauté, ajoute-t-il. Quand on a commencé, en 2015, on avait 40 morceaux et, à présent, on en a le double. En fait, le début et la fin du spectacle restent presque inchangés, mais on reprend environ une demi-heure de spectacle à chaque fois, pour mieux coller à l'actualité". L'effort est louable, d'autant que la représentation dure deux heures et demie (ou même trois). Celle du 22 août prochain sera pour les Barbarins une première au Minimistan. Le mieux est de ne pas trop savoir à l'avance pour mieux en profiter. Aucun bal ne se ressemble, de toute façon. C'est d'autant moins le cas qu'à chaque Pasha Disco Club, les artistes choisissent un homme et une femme dans le public pour en faire les vraies stars de la soirée ! Chut, je ne vous ai rien dit...
Pasha Disco Club
(Les Barbarins Fourchus)
À Grenoble, cour du Minimistan samedi 22 août, à 19h30.
Sur Internet : le site des Barbarins Fourchus / leur page Facebook / leur profil Instagram.
(Les Barbarins Fourchus)
À Grenoble, cour du Minimistan samedi 22 août, à 19h30.
Sur Internet : le site des Barbarins Fourchus / leur page Facebook / leur profil Instagram.
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Festival de la Cour du Vieux Temple
Édition 2026 - Grenoble, du 22 au 28 août
Minimistan : Cour Marcel-Reymond, rue des Minimes
Auditorium Olivier-Messiaen : 1, rue du Vieux Temple
Programme complet : sur le site du Festival et sur sa page Calaméo.
+ d'autres interviews liées au Festival :
1 - Emmanuèle Amiell, sa directrice artistique,
2 - Émilie Llamas, chanteuse du groupe Les Kitschissimes.
3 - Florie, chanteuse et guitariste solo (À voix nue),
4 - Hélène Gratet, conceptrice et comédienne de Shakespeare in songs,
5 - Marion Bounaix, Valérie Scibetta et Gaëlle Sonnier, chanteuses de la chorale Timbawo,
6 - Lionel Damei, chanteur et comédien de Mon truc en plume d'auteur.e.s,
7 - Daniel Martin, Fernand Catry et Bastien Lombardo, du groupe AutOradiO,
8 - Laurent Galasso et Christophe Scalisi, du groupe Lautof.


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