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Affichage des articles associés au libellé Théâtre du Risque

Pierre de Patience : Anne Claire Brelle passe aux aveux

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Quelle claque ! J'ai eu la chance d'assister récemment au tout premier filage de la nouvelle pièce présentée par le Théâtre du Risque : Pierre de Patience , une adaptation du roman éponyme d' Atiq Rahimi , Prix Goncourt 2008. Un texte aussi court que puissant que l'auteur a choisi d'écrire en français, après trois autres ouvrages rédigés dans la langue de son pays natal, l'Afghanistan. L'histoire que le livre raconte pourrait bien s'y dérouler, mais l'écrivain s'est amusé à brouiller les pistes en soulignant que les faits qu'il décrit auraient tout aussi bien pu survenir ailleurs. Autant donc se plonger dans son récit... C'est précisément la posture adoptée par Anne Claire Brelle, la comédienne qui s'apprête à le porter sur une scène grenobloise dont j'ai déjà eu l'occasion de vous parler plusieurs fois : le Midi / Minuit , qui s'avère une fois encore un lieu idéal pour ce type de spectacles. Avec - entre autres - la comp...

Sébastien Geraci : « Pour moi, une folle parenthèse ! »

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Le Théâtre du Risque est l'une des premières compagnies grenobloises à m'avoir invité à découvrir son travail sur scène. J'ai la chance d'avoir déjà un bel aperçu de sa toute prochaine production : j'ai en effet pu voir  La Tour de la Défense , pièce du dramaturge argentin francophone Raúl Damonte Botana, alias Copi , en février l'année dernière. La troupe en réalisait alors un premier filage ouvert aux professionnels, au Déclic de Claix . D'agréables retrouvailles malgré le contexte "covidé" ! Un an moins un jour plus tard, la fine équipe se prépare à revenir sur les planches pour la première représentation publique de ce spectacle décapant. J'en ai parlé avec Sébastien Geraci, le metteur en scène. Toute la bande sera à la Salle du Jeu de Paume de Vizille dans pile une semaine, le 11 février, et deux autres représentations sont déjà programmées (lire en fin d'article). Avant de juger des modifications introduites à ce que j'ai vu en ...

Honorine Lefetz, comédienne collective et singulière

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Ce fut une rencontre joyeuse... et bien arrosée : de passage à Paris en début d'année, j'y ai retrouvé Honorine Lefetz, partie de Grenoble il y a de longs mois, non sans quelques aller-retours, pour se former à l'art délicat de la marionnette. La pluie qui tombait alors sur la capitale était tout sauf un simulacre théâtral : descendue de vélo, la comédienne est arrivée trempée à notre rendez-vous. Après un bon moment de bavardage hors-micro, le temps de sécher, je l'ai trouvée heureuse de cette opportunité parisienne, fidèle à elle-même et prête à me révéler ce que j'ignorais de sa belle vie sur les planches... Premier constat : sa passion pour le théâtre ne date pas d'hier. "Hono" - comme l'appellent ses ami(e)s - avait huit ans lorsque tout a commencé. À l'en croire, c'est très simple : elle qui se montre souvent des plus convaincantes et énergiques sur scène était une petite fille assez renfermée sur elle-même, solitaire et pas très à l...

Florian Delgado : le cynisme lui va si bien

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Le titre de cette chronique est une boutade. J'ai vérifié plusieurs fois que le ton acerbe du sieur Delgado n'excluait en rien toute autre forme d'humour, voire d'autodérision. Cela dit, sur scène, son drôle de détachement plus ou moins moqueur s'avère parfois une redoutable arme de persuasion massive. Florian a été le premier des comédiens du Théâtre du Risque à s'être... risqué à l'exercice du solo. Et  Enfin la fin , la pièce qu'il avait choisie pour cela, avance sur un fil. Ironique et tendu ! Chaque représentation a sa vérité, mais un beau soir, au Petit Théâtre du Créarc , le public était médusé lorsque la lumière s'est éteinte pour signifier la fin du spectacle - et l'était encore lorsqu'elle s'est rallumée. Pas question ici de révéler pourquoi il aura fallu qu'un autre comédien de la troupe intervienne pour que la salle se vide enfin : quatre dates de reprise sont programmées en mai prochain et chacun pourra donc juger de sa ...

Charles-Étienne Coly : « Tu traverses mille émotions »

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Je me suis vite laissé aller à la spontanéité et, exactement comme ses copains, je l'ai appelé " Charlie ". C'est avec bonheur que je me rappelle ma première discussion avec Charles-Étienne. C'était il y a à peine plus de deux ans. Je venais juste d'arriver à Grenoble et n'avais que très peu de repères dans le monde du théâtre contemporain, en Isère ou ailleurs. Charlie m'avait contacté pour me proposer d'assister à une représentation de L'odeur des arbres , une pièce récente alors à l'affiche du Théâtre Prémol : " Nous offrons un apéro avant le spectacle, en présence de l'auteur ". La promesse d'une soirée agréable ! C'est donc bien aux côtés de Koffi Kwahulé , venu lui de Paris, que j'ai vu - et apprécié - ce spectacle monté par le Théâtre du Risque , avec Charlie et plusieurs de ses amis de la compagnie grenobloise. Du théâtre contemporain décoiffant ! Depuis, il a su m'épater dans d'autres rôles et not...

Anthony Gambin : « Un théâtre du récit »

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En remontant le temps, je me dis que j'ai eu de la chance de voir Anthony jouer dans des registres extrêmement différents les uns des autres. Cela m'a permis d'apprécier tout à la fois sa grande énergie scénique et sa force d'interprétation. Derrière un titre pour le moins intrigant, sa prestation dans La soeur de Jésus-Christ m'a enthousiasmé, touché, bluffé. L'autre jour, rebelote : il m'a une fois encore surpris en me racontant que ce n'est pas au théâtre qu'il pensait faire carrière... En 2009, deux ans après le bac, celui qu'on appelle Antho se voyait devenir... banquier ! C'est en accompagnant une amie pour une audition au Conservatoire de Grenoble qu'il a lui aussi passé un bout d'essai et, une fois admis comme elle, bifurqué vers un autre projet professionnel. " Je me suis formé auprès de Patrick Zimmermann et Muriel Vernet , indique-t-il. Quand j'ai commencé, je ne savais même pas qui était Marivaux et je n'ava...

La force du solo

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Le théâtre est souvent une histoire de troupe : les plus grands artistes d'hier et d'aujourd'hui ont fait des planches un lieu idéal pour l'oralité partagée, face à une audience logiquement amatrice de "mots croisés". Il n'en est pas moins évident que, parfois, les comédiens prennent plaisir à jouer seuls ou y sont incités, comme pour mieux s'exposer et se révéler. C'est très précisément l'une des démarches actuelles du Théâtre du Risque , dont j'ai ici souhaité rendre compte en détails. Cette compagnie de Grenoble existe depuis maintenant une vingtaine d'années. Elle se définit comme " un regroupement artistique professionnel de plusieurs métiers ", vise à créer " des spectacles à la fois ultra-visuels et intimistes " et entend faire découvrir au public les textes des auteurs du théâtre contemporain. L'une de ses initiatives récentes a donc permis à cinq de ses comédiens d'enrichir leur répertoire d'un s...